High Adventure – Sir Edmund Hillary (1955)

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Pour une férue de randonnée comme moi, la vie en Nouvelle-Zélande est un enchantement permanent. Je dois en être à pas loin de 400km marchés en un peu plus de trois mois, et je ne sais combien de litres de sueur perdus (mais pour combien de moments de bonheur intense une fois le sommet atteint?). Et forcément, on ne sillonne pas les sentiers kiwis sans croiser la route de Sir Edmund Hillary, le grand alpiniste néo-zélandais qui a, le premier, atteint de sommet de l’Everest en 1953.

Je me retiens depuis des semaines d’acheter sa biographie (limite de bagages au retour oblige) mais, de passage dans la petite ville d’Oamaru, sur la côte est de l’île du sud, je suis tombée sur une librairie spécialisée dans les récits d’aventures, fictifs ou réels. Et j’ai cédé. Non pas à sa biographie, mais au récit de son ascension de l’Everest.

Je l’ai littéralement dévoré (depuis que je me suis mis en tête d’un jour gravir le Mont Blanc, je tiens à voir cette lecture comme un acte propitiatoire!), sans m’ennuyer un seul instant. Le récit commence avec l’ascension de 1951, menée par Eric Shipton, et qui a échoué en raison des conditions météorologiques et du manque d’équipement. Nous suivons ensuite Hillary et ses camarades dans l’ascension de différentes montagnes de l’Himalaya, le mont Cho Oyu, la passe de Nup La…et nous les retrouvons en 1953 pour l’expédition finale, menée cette fois-ci par John Hunt.

Ces hommes là sont véritablement incroyables, de vraies forces de la nature. Entre les lourdes charges à porter, la responsabilité des sherpas, le manque d’oxygène, le froid, les crevasses, les avalanches, les conditions météorologiques, le manque de confort, nombreuses sont les fois où un être lambda aurait rendu l’âme. On imagine pas le nombre d’allers-retours qui sont faits entre les camps successifs, pour trouver un chemin, renforcer ledit chemin afin que les sherpas et leurs lourdes charges puissent passer, aller chercher le reste de l’équipement, refaire le chemin qui a totalement disparu dans une avalanche ou derrière de nouvelles crevasses…

On espère avec eux, on frémit avec eux (on vit même dans l’angoisse permanente d’une chute dans une crevasse ou d’un accident tragique), on perd la foi avec eux, et surtout, on vibre avec eux lorsque les derniers mètres sont franchis et qu’enfin, Hillary et son sherpa Tenzing dominent tout l’Himalaya, à plus de 8800 mètres, devant un spectacle que l’on imagine complètement irréel et au-delà des mots.

Cela fait du bien, parfois, de se rappeler que l’on peut faire beaucoup plus que ce dont on se croit capable, pourvu qu’on y croie – et pas seulement en alpinisme…

(Titre français: L’aventure est sur les cimes)

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Une réflexion sur “High Adventure – Sir Edmund Hillary (1955)

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