Mirror, Mirror: A history of the human love affair with reflection – Mark Pendergrast (2003)

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Quel ouvrage! Long et parfois un peu compliqué pour qui n’est pas versé en physique (moi par exemple), c’est cependant une source incroyable d’anecdotes toutes plus sympathiques les unes que les autres.

Saviez-vous que la fille de Graham Bell avait failli s’appeler « Photophone »? (véto de madame Bell, heureusement!)

Qu’un nombre phénoménal d’astronomes est devenu aveugle en essayant de regarder le soleil à l’oeil nu?

Que dans les années 1930, une femme utilisait en moyenne 500 grammes de poudre pour le visage par an?

Depuis l’Antiquité et les miroirs en obsidienne polie à nos jours où le miroir est partout, dans nos maisons, dans les rues, Mark Pendergrast nous fait voyager dans le temps. Tout le monde y passe! Les égyptiens qui en plaçaient dans les tombes des défunts afin d’aider l’âme à voyager, les Aztèques et leur dieu Tezcatlipoca dont l’un des pieds était en fait un miroir, les Grecs qui s’en servaient parfois à des fins plus sensuelles et érotiques.

Le miroir servait à contempler son âme, croyait-on, jusqu’à ce qu’au Moyen Age, ce même miroir ne devienne une porte sur l’autre monde, le monde des démons et des forces maléfiques (beaucoup de gens portaient des miroirs dans le dos, afin de faire fuir un démon qui en approchant sa victime, serait effrayé par son propre reflet). Il ne faudra pas longtemps avant de voir apparaître la catoptromancie, la divination dans les miroirs, qui sera par la suite considérée comme hérésie et très lourdement punie.

Avec l’avènement de la science, les grands noms de l’optique apparaissent: Archimède, Alhacen, John Dee, Galilée, Newton, Descartes, William Hershel, Hale et Ritchey. On ne manque pas non plus de faire un détour par les arts, et les progrès que le miroir a permis de faire, surtout en terme de perspective avec Brunelleschi, Jan Van Eyck, Léonard de Vinci.

La photographie, les télescopes, les rayons X, le kaléidoscope, le radar, l’utilité du miroir est sans fin, et Mark Pendergrast nous offre une odyssée incroyable à travers les temps, à la recherche du miroir parfait, du miroir le plus grand, pour percer les mystères de la création, et comprendre, un peu mieux, qui nous sommes.

(Pas de traduction française à ma connaissance)

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2 réflexions sur “Mirror, Mirror: A history of the human love affair with reflection – Mark Pendergrast (2003)

    • J’adore aussi ce genre d’ouvrages, que l’on referme en ayant appris une foule de choses passionnantes! Un peu compliqué parfois oui, l’astronomie n’est pas à la portée de tout le monde!

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