The Tenant of Wildfell Hall – Anne Brontë (1848)

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Aaaaaaaaaaaaaah! J’ai cru que je n’arriverais jamais à revenir en ces lieux! Cette fin d’année universitaire a été pour le moins accaparante et épuisante, au point qu’il m’aura fallu près de dix jours pour venir à bout de ce roman. Et dans une souffrance terrible, non pas due au roman lui-même, mais bel et bien à cette lecture morcelée et diluée qui aura rendu l’expérience pour le moins poussive. J’aurais dû choisir moins long et moins riche pour cette période bien chargée…

Me voilà revenue pour de bon, et même si le retour en France s’annonce lui aussi épique (l’épreuve du bourrage dans la valise promet d’être intéressant), je devrais avoir bien plus de temps pour continuer à empiler les briques sur ce blog, qui m’a bien manqué ces derniers temps, tout comme d’aller lire et commenter chez les voisines!

Ce roman d’Anne Brontë, que je n’avais jamais lue d’ailleurs, est un roman épistolaire où s’imbriquent de nombreux autres récits. Lettres, journaux intimes, ces différentes sources d’informations en font un roman riche et complexe, ainsi que très moderne pour son époque. C’est suite à ma lecture de l’ouvrage The Child, the State and the Victorian Novel il y a quelques temps, ainsi qu’après avoir lu un article sur le blog Littérama, que j’ai eu envie de me plonger dans ce sombre roman.

Gilbert Markham, un propriétaire terrien et riche fermier, est fasciné par l’arrivée dans une maison voisine de la mystérieux Helen Graham. Cette dernière s’est installée, avec son jeune fils Arthur, dans la grande bâtisse délabrée du manoir de Wildfell, sans que personne ne sache rien de ce qui l’amène en ces lieux, et surtout, seule. La curiosité a tôt fait de devenir un intérêt sincère, voire même de l’affection, en ce qui concerne Gilbert. Car si toute la communauté jase et échafaude des théories douteuses sur le passé d’Helen Graham, Gilbert, lui, est aveuglé par son amour, et convaincu que, quelles que soient les circonstances qui ont amené cette femme à fuir on ne sait quoi, elle est nécessairement innocente.

Cependant, des rumeurs commencent à faire douter Gilbert. Mr Lawrence, le propriétaire de Wildfell Hall, semblerait assez intime avec Helen Graham, et l’on ne peut nier qu’il existe une ressemblance certaine entre celui-ci, et le jeune Arthur…Gilbert est furieux, et accuse Helen d’être amoureuse et d’entretenir une relation avec Mr Lawrence. Cette dernière nie en bloc, et pour prouver sa bonne foi, confie son journal intime à Gilbert, qui va ainsi découvrir l’horrible passé d’Helen, ainsi que ce qu’elle fuit…

Incroyablement audacieux pour l’époque, ce roman aura suscité une véritable levée de boucliers lors de sa publication au milieu du XIXème siècle. Jugé immoral et peu recommandable, The Tenant of Wildfell Hall fait état d’une sorte de conscience proto-féministe, très très en avance sur son temps. Il réagit à la précarité du statut des femmes, entièrement soumises aux désirs et caprices de leurs époux, et surtout, commence à baliser le long et difficile chemin de l’émancipation féminine.

(Titre français: La Recluse de Wildfell Hall)

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3 réflexions sur “The Tenant of Wildfell Hall – Anne Brontë (1848)

  1. Welcome back ! Il faudra un jour que je lise celui-ci quand j’aurai le temps, il me tente beaucoup. Sinon, je n’ai toujours pas fini Les mystères d’Udolphe :O

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