Hellraiser – Clive Barker (1986)

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Je ne lis pour ainsi dire jamais de romans fantastiques, et je lis encore moins de livres en anglais traduits en VF. Une fois n’est pas coutume, ce court roman est tombé entre mes mains un samedi matin très tôt, et je crois qu’il ne m’a pas fallu plus d’une heure pour en venir à bout.

Je connaissais Clive Barker, mais je le connaissais surtout sous sa casquette de plasticien et dessinateur. Une amie, fana, m’avait prêté un ouvrage sur lui (et s’était fait tatouer une de ses horribles créatures sur le mollet, d’où mon intérêt pour un homme dont les créations se retrouvent encrées sur le corps des gens), et j’avais été assez mal à l’aise, il faut bien le dire. L’univers de Clive Barker est très noir, très malsain, inspiré de serial killers, de meurtres épouvantables. Et il est donc surtout connu pour avoir écrit ce qu’il allait ensuite réaliser pour en faire un célèbre film d’horreur: Hellraiser.

Frank a acheté au Maroc une mystérieuse boîte censée ouvrir un portail vers un monde parallèle, où réside le peuple des Cénobites. Après des années de recherches, il parvient à l’ouvrir et fait donc la connaissance de ces monstrueuses créatures au physique décharné et à la chair déchiquetée, dont on dit qu’elles peuvent faire connaître le plaisir le plus pur, celui qui frôle en permanence la douleur la plus terrible. Mais l’expérience tourne mal, et Frank se retrouve piégé à l’endroit où il a ouvert la boîte, la maison où il a grandi.

Son frère, Rory, sans nouvelles de son voyageur et hédoniste de frère, décide de s’installer avec sa femme Julia dans ladite maison d’enfance. Le couple ne va pas fort, et pour cause: Julia a eu une aventure avec Frank, dont elle est amoureuse. Décidée à cacher cela à son mari, elle tente de se concentrer sur cet emménagement. Mais l’une des pièces de la maison lui cause un étrange malaise, et un jour où son époux Rory s’y blesse et y perd du sang, elle réalise que l’essence de Frank est piégée dans la pièce, sous une forme « desséchées » par les sévices des Cénobites. Julia décide donc de l’aider, en lui procurant des victimes dont il pourra se nourrir pour retrouver sa forme humaine…

Inutile de préciser que ce roman est absolument écoeurant, mais au delà de ça, il est tout de même dénué d’intérêt…C’est à dire que si l’idée de base est intéressante, on ne nous donne aucune véritable information ou description à propos de ces Cénobites, ce qui est bien dommage dans la mesure où c’est tout de même la seule chose d’intérêt du roman! On ne sait pas qui il sont, ce qu’ils font, ce qu’ils veulent, pourquoi il torturent les humains, quelle est la finalité de tout cela…C’est vraiment dommage. Quant à l’écriture, hum. Je ne suis pas certaine que Clive Barker soit au top dans le rôle d’écrivain…